Témoignage de Catherine : « Dieu m’a guérie ! »

Témoignage de Catherine Monterrain

 

Dieu m’a guérie !

 

J’avais 4 ans lors de la première manifestation de ma maladie, une spondylarthrite ankylosante avec atteinte des anthèses. J’ai eu les deux genoux enflés, rouges et très douloureux pendant près de trois semaines. Les médecins à l’époque (1966) ont diagnostiqué une « forme de rhumatisme articulaire juvénile ». J’ai été soignée à coup de « bolus » de cortisone à chaque manifestation, tantôt les genoux, tantôt les chevilles ou les épaules ou les poignets …

A 8 ans, ma colonne vertébrale a commencé à se déformer et je suis allée en rééducation chaque semaine jusqu’à l’âge de 18 ans. J’ai beaucoup souffert de ces séances, mais elles ont permis de limiter les déformations. J’avais toujours des épisodes inflammatoires, de plus en plus longs et de plus en plus fréquents au fil des ans.

Je me suis mariée à 20 ans et contre l’avis médical, nous avons eu 2 enfants. Les accouchements ont été très difficiles, j’ai même mis plus d’un an à remarcher sans problème après le second . Ma colonne a recommencé à se déformer sérieusement et à l’âge de 25 ans, j’avais 40° de courbure aux lombaires et 29° aux dorsales. J’étais suivie à la Pitié Salpétrière à Paris et les orthopédistes envisageaient de me redresser la colonne avec la méthode de l’arthrodèse. C’était le tout début de cette méthode et jamais quelqu’un d’aussi jeune n’avait été opéré avec cette méthode. Le recul n’était que de quelques années.

Dieu est arrivé dans ma vie et là, il est intervenu de manière spectaculaire : j’ai quitté mes béquilles et je n’ai pas été opérée.

Nous avons eu un 3ème enfant pour montrer à Dieu que nous lui faisions bien confiance !  Ma grossesse s’est parfaitement déroulée, pas un seul mal de dos et pas un seul épisode inflammatoire ! J’ai eu une césarienne et je m’en suis très bien remise. Pendant quelques temps, j’ai été tranquille avec ma maladie, mais je ne forçais pas, pas de sport, pas de travail pénible …

Puis, les inflammations sont revenues et on a constaté une usure prématurée de mes articulations , encore de la cortisone à haute dose (j’avais alors 32 ans)

Ce n’est qu’en 2000, à l’hôpital Cochin à Paris, qu’on m’a enfin donné le nom de ma maladie, la spondylarthrite ankylosante (spa) et prescrit un traitement de fond le méthotrexate.

Je me suis tout de suite sentie mieux, je savais ce que j’avais et un traitement approprié m’était donné. Cette maladie étant invisible, on passe au mieux pour des « douillets » auprès de l’entourage et même de certains médecins !

J’ai pu reprendre un travail à plein temps, je remerciais vraiment Dieu de m’avoir amenée dans le bon service hospitalier. Grisée par ma nouvelle qualité de vie, je me suis étourdie dans les activités et le travail et éloignée de Dieu.

J’étais très mal spirituellement et ne trouvais pas d’aide.  En 2004, j’ai carrément demandé à Dieu de « retomber malade », puisque mon état actuel m’éloignait de Lui. Je préférais être malade et proche de mon Dieu qu’en bonne santé mais loin de Lui.

Quand Dieu répond à la prière, Il ne le fait pas à moitié ! Mon foie n’a plus supporté le traitement. La maladie a repris avec une intensité que je n’aurais pas soupçonnée. Je me suis retrouvée en fauteuil roulant pendant 4 ans, avec une hospitalisation par mois pendant un an.

J’ai demandé pardon à Dieu pour mon audace et Il m’a accompagnée tout au long de ces années. Je savais que je serais guérie un jour. D’où venait cette ferme conviction ?  Je ne sais pas…

En 2005, on me fait bénéficier d’un tout nouveau traitement, les « anti tnf alpha ». C’est un traitement lourd et cher, mais très efficace. Fin 2008, je reprends un travail à temps partiel. Je ne garde le fauteuil que pour les grandes distances. (> 200m) En 2010, on diagnostique une nouvelle maladie invalidante : une neuropathie périphérique. Là, je suis tombée à genoux et j’ai crié à Dieu : « POURQUOI ?» Et Il m’a répondu de manière audible : « Ne crains pas, dans trois ans, tu seras complètement guérie et dans dix ans, tu n’auras plus aucune séquelle ».

J’ai cru que je déraillais, alors je n’en ai pas parlé à mon entourage. Mais le lendemain, ma fille, qui habite à une heure de chez moi, m’appelle et me dit qu’elle aussi entendu Dieu et qu’Il lui a dit : « Ta mère est malade pour un temps, des chrétiens ont besoin de voir que je suis toujours le même et des non chrétiens ont besoin de voir un miracle »

Dès lors, j’ai eu une force et un courage que je ne me connaissais pas et j’ai pu supporter ma maladie. On a dû arrêter le traitement anti tnf qui provoquait la neuropathie. La sécurité sociale m’a mise alors d’office en invalidité.

Mars 2013, trois ans se sont écoulés depuis la promesse divine de ma guérison. J’attends… Rien, ni en avril, ni en mai …

En juillet, nous sommes amenés à aller à l’église du Sarment à Carcassonne. Là, une jeune femme que je ne connais pas vient me voir et me dit qu’elle pense avoir un message pour moi de la part de Dieu mais qu’elle n’en est pas sûre car elle ne le comprend pas.

Le message est : « Dieu n’a pas oublié sa promesse ».

Bien sûr, je comprends tout de suite de quoi il s’agit et je sens que c’est pour bientôt.

Le mercredi, Claire, mon amie qui habite en Corse, m’appelle pour me dire qu’elle a la conviction, chaque fois qu’elle prie pour moi, que je dois aller à l’église du Sarment le dimanche suivant, c’est-à-dire,  le 14 juillet. Ça tombe bien, c’est prévu …

Mon mari étant parti en randonnée vers les lacs des Pyrénées, notre fils cadet Christopher m’accompagnera.

Le samedi 13, je prie et j’entends : « demain, tu vas recevoir ton cadeau d’anniversaire ». Je réponds : « De quoi parles-tu ? je suis née en octobre. »

Dieu dit à nouveau « demain, tu recevras ton cadeau d’anniversaire ». Je me dis que je déraille, mais j’entends cette affirmation une troisième fois.

Je réfléchis et je me souviens alors que je me suis convertie un 14 juillet, il y a des années …

Merci mon Dieu, je suis sûre que c’est pour le lendemain. Je ne prends donc pas mes médicaments le dimanche matin (anti inflammatoire et anti douleur : tramadol).                      J’arrive au culte dans un sale état. Un jeune couple de Marseille est là et Guillaume parle sur … la guérison !!!  Son message est très vivifiant, porteur d’espoir et d’amour.

A la fin du culte, Guillaume énumère les douleurs que Dieu lui a indiquées être présentes dans l’assemblée : les chevilles, le genou gauche, les deux hanches, les sacro-iliaques, les dorsales, l’épaule droite, l’œil gauche ainsi que des migraines. Il demande aux gens qui sont concernés par ces douleurs de se lever et propose de prier pour la guérison de leur problème. Moi, j’ai toute la liste ! Je le dis à Guillaume qui reste perplexe (on le comprend !). Mon fils Christopher confirme.

Je m’avance et on prie pour moi. Pendant que les gens prient, je ressens quelque chose qui ressemble à une chaleur. C’est quelque chose de très agréable et parfait qui me traverse doucement des pieds à la tête et je « sens » qu’il se passe quelque chose.                                 De retour chez moi, je constate que je n’ai plus aucune douleur et que mes articulations fonctionnent parfaitement, sans douleur ni difficulté.  Je peux faire tous les mouvements que je veux et mon corps a retrouvé sa souplesse. Je le dis à tous mes proches et les réactions sont mitigées, certains sont très heureux, d’autres n’y croient pas …

Mais je sais ce que je ressens, je peux courir,  sauter, plonger, jouer avec mon petit-fils …

Ma fille ayant la même maladie, je prends rendez-vous avec elle pour le jeudi et selon les conseils de Guillaume, nous prions pour sa guérison. Elle ne ressent rien de spécial et dans l’après midi se retrouve même dans l’obligation de rester allongée. Elle m’appelle alors et me dit que peut-être Dieu ne veut pas la guérir maintenant … Je lui suggère de se mettre en prière pendant que j’en fais de même : « Dieu, est-ce que j’ai mal prié, est-ce que quelque chose fait obstacle, pourquoi Allison n’est-elle  pas guérie ? » J’entends alors clairement : « elle l’est ! »

J’appelle ma fille qui me dit avoir reçu la même parole ! Le soir, elle se couche tôt, épuisée. Le lendemain, elle me raconte avoir passé une excellente nuit (la meilleure depuis des années), son petit garçon aussi a fait sa nuit, elle n’a plus mal, ses hanches sont débloquées et elle marche tout à fait normalement ! Elle aussi peut à nouveau effectuer tous les mouvements correctement. Elle loue le Seigneur et en parle à son travail. Elle a un statut de « travailleur handicapé », elle va alors déclarer à son directeur qu’elle est guérie … On la prend pour une illuminée et on lui conserve ses avantages d’handicapée !

Le samedi, je décide d’aller voir mon frère à Perpignan à 150 km de chez moi. J’y vais en moto et à 30 km de l’arrivée, c’est l’accident : double fracture du radius et du cubitus des deux côtés. Je n’ai pas pu prier pour mon frère, qui lui aussi est atteint de « spa » mais qui n’est pas chrétien.

J’ai donc été opérée et j’ai des plaques en titane sur les os. Je suis toujours en rééducation et là aussi intervention divine, je récupère comme cela ne s’est jamais vu, selon mon chirurgien. En effet, cela fait seulement 4 mois que j’ai été accidentée et je peux taper tout ce texte, conduire une voiture et faire tous les gestes de la vie courante, sauf forcer.

J’ai témoigné à tous les gens que j’ai rencontrés. Certains me prennent pour une folle mais beaucoup posent des questions et cela me permet de leur parler de Dieu et de leur montrer une image de Dieu différente de celle qu’ils ont pu concevoir.

Depuis, ma fille a fait une IRM de contrôle et à la stupéfaction des médecins, ils n’ont plus rien trouvé : aucune activité de la maladie, ni aucune séquelle !

Pour moi, j’ai eu des examens sanguins qui montraient clairement qu’il n’y avait plus aucune inflammation dans mon corps.

Je ne sais pas si vous pouvez comprendre la joie de pouvoir aller chercher ses chaussons sous son lit, de plonger dans une piscine, de descendre ou monter en voiture normalement, de danser, sauter, marcher, dormir … c’est fabuleux !!!

Voilà, Dieu tient ses promesses et Il ne change pas, Il fait toujours des miracles. A nous de lui faire confiance, de veiller à ce que l’Ennemi ne vienne mettre le doute quant à notre guérison. Restons fermes dans notre foi …

 

 

 

 

Catherine  Monterrain

 

kathy.monterrain@gmail.com